Né en Île-de-France, à Fontenay-sous-Bois, en 1948, Jean-Pierre Gendis ressent rapidement une passion pour la gravure de médailles. Conscient de la tâche ardue qui l’attend, Gendis entre, en 1974, dans l’atelier de Raymond Corbin (académicien et professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris) tout en suivant les cours de gravure de l’Ecole Estienne.

Le 1er septembre 1975, Gendis entre à l’Administration des monnaies et des médailles (ancêtre de la Monnaie de Paris), quai de Conti, en réussissant le concours de graveur.
Ses connaissances et son travail vont lui valoir la reconnaissance de la vénérable institution qui le nommera « maître graveur » à partir de 1988.
Pendant ses nombreuses années au sein des ateliers parisiens (septembre 1975-mars 2011), il travaillera sous les ordres des graveurs généraux Emile Rousseau (Grand Prix de Rome en 1957) puis Pierre Rodier.
Outre son métier de graveur, l’artiste excelle dans un autre domaine, la sculpture. Commençant à présenter ses œuvres sculpturales à la fin des années 2000, son travail est là aussi vite reconnu. Il se voit décerner des prix prestigieux, comme la médaille d’or des Artistes français en 2014, et il reçoit la reconnaissance de ses pairs en devenant Président de la section sculpture au Salon des artistes français.
Toujours passionné, il est sélectionné en 2015 pour participer au 19e salon des peintres de l’armée, puis au 20e en 2017. Les médailles réalisées dans ce cadre (Marie Curie et « l’Assaut ») lui valent le prix de sculpture et sa nomination au titre de peintre des Armées en 2019.
Eléments biographiques
Fait rare, l’artiste a obtenu la médaille d’honneur, la plus haute distinction de la Société des artistes français, dans les deux disciplines : médailleur (2005) et sculpteur (2017).
Ses œuvres
Ayant travaillé plus de 25 années au sein de l’Administration des monnaies et des médailles, Jean-Pierre Gendis a créé plusieurs monnaies dont une commémorative de circulation et plusieurs commémoratives pour collectionneurs.
Sa monnaie la plus connue est sans aucun doute la 10 francs 1984 consacrée à François Rude (bicentenaire de sa naissance), sculpteur de l’Arc de triomphe, frappée à plus de
10 millions d’exemplaires.
Le reste des monnaies réalisées par le graveur sont des monnaies commémoratives pour
collectionneurs et donc moins connues du grand public. Ses réalisations s’inscrivent dans les thématiques sportives, culturelles ou historiques : il a réalisé une monnaie pour le cinquantième anniversaire du débarquement (1 franc argent et 1 franc or 1993), une monnaie pour la série « Trésors des musées d’Europe » (10 francs/11/2 euro argent autoportrait de Van Gogh et version or en 100 francs/15 euros), 3 monnaies pour le centenaire de la Fédération internationale de Basketball en 1991 (100 francs argent « Dribbleur » ; 100 francs argent « Lancer franc » ; 500 francs or « Joueur marquant »), une monnaie de 100 francs argent consacrée à Federico Fellini dans la série « Centenaire du cinéma » de 1995 et 3 monnaies pour les 12e Jeux méditerranéens de 1993 (100 francs argent « nage », 100 francs argent « football » et 500 francs or « statue antique »).
Au-delà des gravures de monnaies, Jean-Pierre Gendis s’est aussi signalé dans ses réalisations de médailles. Outre plusieurs médailles calendriers réalisées pour la Monnaie de Paris, l’artiste a aussi œuvré sur des commémorations plus engagées (centenaire de la CGT en 1995 ; 50e anniversaire de la grève insurrectionnelle des cheminots en 1994), des portraits (Jacques Brel en 1990 ou Jean-Louis Coppin en 1996), des institutions (festival de Cannes en 1997, les Archives de France ou l’Assemblée nationale), des évènements historiques (camp de concentration pour femmes de Ravensbrück).
L’ensemble des œuvres de Gendis montre un artiste complet, capable d’aborder des thématiques variées. Il décrit ses œuvres comme authentiques et sincères, sans esbrouffe et sans concession aux modes. Cela explique sans doute pourquoi les gravures de l’artiste nous semblent sans fioritures et intemporelles.
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